[Test] LA Noire – Xbox 360

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J’ai longtemps attendu de pouvoir jouer à LA Noire, ayant beaucoup apprécié les Phoenix Wright, j’avais hâte de tester mes compétences de détective dans une époque aussi glamour que les années folles à Los Angeles. De plus la campagne marketing du jeu nous faisait miroiter des graphismes ultra réalistes et notamment des visages modélisés à la perfection, à tel point qu’on pourrait lire dans le regard si quelqu’un ment… On va voir si le jeu a été à la hauteur de mes attentes !

Le jeu est un simili-GTA, c’est-à-dire en open world avec une ville à explorer à loisir, en voiture ou à pieds. On atteint néanmoins pas du tout le niveau de liberté d’un GTA… Découpé en missions, l’histoire est quand même ultra linéaire et on est peu encouragé à partir en balade dans la ville…

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L’exploration de scènes de crime se suit et se ressemble…

On enchaîne les trajets d’un point A à un point B, pour examiner une scène de crime en observant le cadavre et le décor pour accumuler des preuves (une petite musique indique lorsque vous avez récupéré tous les indices) et on interroge les suspects en leur montrant nos fameuses preuves pour leur faire cracher le morceau. Si cela fonctionne bien au début, on est vite lassé de la lenteur des déplacements du personnage et de la répétitivité de l’ensemble. Je me suis retrouvé à skipper tous les trajets en voiture et à machinalement marteler le bouton A pour chopper tous les indices le plus vite possible pour terminer les enquêtes.

Les trajets en voiture sont ultra mous et on les skippe dès qu'on peut
Les trajets en voiture sont ultra mous et on les skippe dès qu’on peut

Les interrogatoires sont la partie la plus fun du jeu, et même si les visages sont effectivement superbement modélisés (on croirait vraiment regarder un être humain, c’est assez bluffant), on se rend vite compte que les suspects mentent juste tout le temps, indépendamment de leur attitude, et que le moyen de les faire avouer la vérité est très souvent assez aléatoire… Un peu comme dans un Phoenix Wright, il faut montrer la bonne preuve exactement au bon moment pour débloquer la situation, sinon on enchaîne les erreurs et on peut rapidement échouer… Le système est donc peu immersif et on se rend vite compte des ficelles derrière.

Les interrogatoires sont sympas mais un peu répétitifs
Les interrogatoires sont sympas mais un peu répétitifs

Pour tromper l’ennui, les développeurs ont intégré des gunfights et des courses poursuite… Une idée moyennement bien exécutée, vu la lourdeur du personnage et l’automatisme on est plus spectateur qu’acteur de ces scènes, qu’on peut même skipper si on échoue trop de fois.

Bref malheureusement le gameplay n’est pas à la hauteur et l’ensemble manque de dynamisme, de liberté et de pêche. Tellement que j’ai abandonné le jeu un bon moment et je l’ai repris en me « forçant » à le finir pour avoir le fin mot de l’histoire et pouvoir le ranger su une étagère ! Heureusement, l’histoire est plutôt intéressante, notamment grâce à des journaux éparpillés dans les missions et qui donnent lieu à des flashbacks au départ sans lien apparent avec l’aventure mais qui se recoupent de plus en plus pour mettre la lumière sur l’intrigue globale. On retrouve la patte Rockstar qui aime raconter des histoires sombres et matures, et on finit le jeu avec une petite émotion !

Cole, le héros peu charistmatique mais à l'histoire finalement passionnante
Cole, le héros peu charismatique mais à l’histoire finalement passionnante

L’aventure est relativement courte, mais j’ai été tellement lassé que j’étais content d’arriver à la fin, et que je n’ai même pas envisagé de chopper les DLC. Il y a bien quelques annexes à faire comme récupérer des voitures secrètes ou participer à des gunfights optionnels mais je n’ai même pas eu le cœur. Je me suis contenté de tracer en ligne droite dans l’histoire pour un total de 25 heures environ. Plutôt correct donc mais très peu de rejouabilité…

En conclusion, un jeu plutôt sympathique, recommandé aux gens patients, qui charme quand même beaucoup pour son ambiance qui décrit vraiment bien cette époque de l’histoire des US (retour de la guerre, boom économique, jeux politiques…) mais qui n’atteint pas les espérances qu’il nous faisait miroiter au moment du développement. A faire quand même !

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