[Test] Xenogears – Playstation

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Xenogears est un jeu sorti sur Playstation à l’époque bénie où Squaresoft pondait des RPG mythiques à foison. Il a été développé en même temps que Final Fantasy 8 est n’est pas sorti en Europe. Il est surtout connu et reconnu comme étant « le meilleur RPG ever », et même si cela reste une appéciation personnelle voire parfois un abus du à l’émotion des joueurs un peu hipster qui veulent montrer qu’ils connaissent leur sujet, il faut avouer que ce jeu est assez énorme. En tant que grand fan de RPG, j’ai enfin fini cette « œuvre » et voici ce que j’en ai pensé.

J’ai joué à ce jeu sur ma PSP, après avoir essayé de l’émuler sans succès sur mon PC (le jeu ralentissait à mort et cela m’horripilait). Attention, les versions émulées sur PC et PSP ont un bug un peu relou lors d’un combat contre un boss, qui freeze lorsqu’il utilise une certaine attaque… J’ai flippé après 3 essais infructueux surtout que j’ai fait peu de leveling et que j’ai eu très peur de rester bloquer et de devoir regarder toute la suite du jeu sur Youtube… Mais après 8 tentatives et la bonne stratégie pour le battre, j’ai eu de la chance et j’ai pu continuer. Mon conseil est donc d’essayer jusqu’à ce que ça passe !  J’ai aussi utilisé la version Undub du jeu, c’est-à-dire la version US avec les voix japonaises, histoire de profiter d’un meilleur voice acting mais qui est au final dispensable vu que les voix ne s’entendent que durant quelques cinématiques et lors des combats.

Le village du début... Choc visuel !
Le village du début… Ce choc visuel

Lors des premières fois où j’ai lancé le jeu, j’avoue que j’ai eu un peu de mal : je trouve que les graphismes ont plutôt mal vieilli et l’histoire commence dans un petit village assez terne. Les personnages sont en 2D, très pixellisés et les décors en 3D isométrique au charme rétro mais assez sommaires. Heureusement les environnements sont variés et certains sont même carrément beaux mais j’avoue avoir flippé un peu au début !

Le système de combat plutôt sympathique
Le système de combat plutôt sympathique

Les combats sont relativement dynamiques, et il en existe 2 sortes. Les premiers, à pieds, sont assez sympas et reposent sur un système d’ATB (à la Final Fantasy) et des combinaisons de touches à rentrer pour effectuer des attaques spéciales. Le deuxième type de combat, en robots géants, est un peu plus complexes car ils rajoutent l’essence utilisée par les robots. Au final le système est assez simple et avec un peu de leveling on s’en sort plutôt facilement.Mais surtout, le GROS point fort de ce jeu, dit et redit partout sur le web, c’est bien sûr son scénario. Enorme ne commence même pas à le décrire ! Je regrette un peu de faire ce jeu si tard, car il est évident que ce jeu a inspiré tous les autres RPG japonais que j’ai pu jouer, et a installé les bases pour pas mal de ficelles scénaristiques aujourd’hui usées et abusées par les développeurs. Mais ce jeu, qui constitue donc une sorte de modèle du RPG idéal, l’a si bien fait que même si j’ai reconnu certains aspects que j’avais déjà vu dans des jeux plus récents, il le fait vraiment bien et incarne le maître en la matière.

Des scènes mythiques à la pelle
Des scènes mythiques à la pelle

Je ne vous spoilerai pas l’histoire, car je pense qu’il s’agit vraiment d’un jeu qui se vit, et qui se savoure en découvrant les plot twists de malade au fur et à mesure, mais je vous conseille de vraiment vous accrocher car le début m’a vraiment refroidi et je me suis longtemps dit « c’est ça ce fameux RPG mythique ? ». Le jeu est LENT, les allers retours entre les lieux sont mous et frustrants, et il y a ENORMEMENT de dialogues. Il faut vraiment être motivé pour se lancer dans une session de jeu, surtout au début où on ne comprend vraiment rien à ce qu’il se passe. Mais une fois passé un certain cap, on commence à entrapercevoir des personnages clé et des éléments de réponse se profilent… Jusqu’au CD2 où tout décolle dans des dimensions stratosphériques et où on enchaine les révélations de malade, jusqu’au final satisfaisant et chargé d’émotions.

Beaucoup l’ont dit avant moi, le CD2 donne certes l’impression d’avoir été « bâclé », faute au développement coûteux de FF8 qui a entravé le budget alloué à Xenogears, mais pour ma part cela ne m’a pas plus dérangé que cela. Alors que lors du CD1 on a un RPG « classique », avec une alternance de dongeons, de villes et de cinématiques, dans le CD2 on lit une sorte de visual novel où les personnages décrivent ce qu’auraient du être les phases de jeu et on se contente de jouer les boss fights. Au final ce changement m’a plutôt ravi car on échappe aux couloirs et interrupteurs à actionner et on peut se concentrer sur l’histoire et les combats contre les boss, plutôt challenging et intéressants. C’est un parti pris qui a froissé pas mal de joueurs mais qui m’a plutôt soulagé, et il n’empêche en rien de profiter de l’aventure.

Une romance qui traverse les pages... Tellement beau
Une romance qui traverse les âges…

Il y a vraiment un avant et un après Xenogears. Une fois happé par l’aventure, on se retrouve à enchainer les nuits blanches pour avoir le fin mot de l’histoire, et une fois fini on se rue sur le Perfect Works, un bouquin qui décrit toute l’ampleur du scénario et donne tout un tas d’indications supplémentaires qui donne toute la dimension du génie du créateur. On en ressort aussi avec une petite déception, le jeu étant le 5ème épisode parmi 6 prévus mais la saga a été abandonnée, faute de moyens. Xenosaga est bien une suite spirituelle (que j’ai prévu de faire bien sûr^^) mais il est dommage qu’un tel monument du RPG n’ait pu profiter de moyens suffisants. Un remake serait l’occasion rêvée de faire profiter de cette expérience aux nouveaux joueurs et de faire plaisir aux nostalgiques dont je fais désormais partie !

Si vous êtes un fan de RPG, ou encore de philosophie, de psychologie et d’histoires d’amour intemporelles, alors vous devez faire ce jeu une fois dans votre vie. Ensuite vous pourrez pleurer avec moi et attendre un remake ou une suite, un jour peut-être…

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