[Test] Dishonored – Xbox 360

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J’ai beaucoup entendu parler de Dishonored pour sa liberté d’action incroyable, ses possibilités nombreuses de mener à bien une seule et même mission. L’ayant obtenu gratuitement sur le Xbox Live, j’ai finalement décidé de juger par moi-même, même si je ne suis pas fan des jeux en première personne, et encore moins d’infiltration.

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On fait vite partie d’une sorte de société secrète, un peu sortie de nulle part et très suspicieuse

Alors déjà, j’ai trouvé l’univers très cool, avec sa forte inspiration victorienne saupoudrée d’un peu de steampunk avec ses grosses machines, ses ruelles sales remplies de rats et sa peste ambiante. On est plongé dans les teints grisâtres et le brouillard, la ville en devient vraiment un personnage à part entière. J’ai un peu regretté le découpage très linéaire des missions, qui imposent quelque peu un certain ordre dans l’exploration des différents environnements, et aussi pas mal d’endroits frustrants car point de spawn d’ennemis surpuissants qui forcent à bien se préparer pour passer et qui punissent du coup l’exploration « pour le fun ».

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Les combats au corps-à-corps sont assez imprécis et frustrants

Aussi, on passe principalement notre temps à aller d’un point A à un point B, fortement aidé par des indications dans tous les sens, ce qui limite quelque peu l’immersion et le sentiment de découverte. Avouant sans honte ne pas être très doué bu patient, j’ai tout le long de mes sessions principalement privilégié l’approche « brutale », car c’est tout simplement la plus simple et efficace. J’aurai pu « me faire violence » et me forcer à la jouer subtil, mais franchement le jeu demande un investissement bien plus important pour être vraiment discret. Mourir après avoir planifié à la lettre tous les déplacements des gardes, disposé des pièges et s’être transformé en rat 3 fois, tout simplement en se faisant repérer par un garde de manière complètement arbitraire, m’a très souvent découragé de retenter le coup pour défoncer tout le monde à coup de flingue. Très dommage pour un jeu que j’attendais suffisamment bien calibré pour vraiment récompenser les joueurs « infiltration ».

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On suit une succession d’objectifs et de checkpoints jusqu’à la cible à assassiner. 

Le scénario se laisse suivre, et demande de la part du joueur beaucoup d’exploration pour trouver des mémos et lettres qui raconteront l’histoire par bribes, à la Bioshock. Je n’ai rien contre cette méthode de narration mais j’ai trouvé dommage de « pénaliser » encore une fois les joueurs qui n’ont pas forcément envie de retourner toutes les plaques d’égout pour trouver un pauvre poème, les laissant donc suivre un gros fil rouge peu engageant et finalement assez prévisible. Rien dans l’histoire ne m’a surpris et j’ai parfois deviné à des kilomètres ce qui allait se passer. Là encore petite déception compte tenu de l’intro du jeu pleine de mystères et qui nous laisse imaginer un combat épique contre des forces obscures. Au final je n’ai pas vraiment ressenti d’attachement pour aucun des personnages, et surtout pas le héros qu’on incarne tout en suivant l’histoire, ce qui provoque un dédoublement schyzophrénique plutôt inconfortable. La fin est d’ailleurs très psychédélique, et même si elle est vendue comme « dépendante de vos actions pendant le jeu », le changement est presque imperceptible et a finalement peu d’importance vu le peu d’intérêt du tout.

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Heureusement les « pouvoirs » sont bien stylés et pratiques à utiliser dans le feu de l’action

Au final, le jeu remplit tout de même bien son rôle de « bac à sable du meurtier discret », si l’on veut bien s’en donner la peine. A haut niveau, le contrôle du personnage devient une véritable chorégraphie, avec téléportations, transformations en différents animaux, utilisation d’outils bien pratiques et meurtres propres sans émeute. Mais pour les joueurs moins patients (ou moins doués :) comme moi, l’approche bourrine reste finalement l’option la plus viable et la moins frustrante.

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Les ennemis les plus absurdes du jeu :)

Un jeu plutôt cool donc, avec un univers qui aurait gagné à être beaucoup mieux exploité, un gameplay un peu coincé le cul entre deux chaises et qui ne récompense pas assez l’infiltration, et une histoire qui ne sert finalement que de prétexte à assassiner plein de gens… plus ou moins proprement. Hâte en tout cas de voir la suite pour vérifier si la formule prend enfin avec moi !

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3 commentaires sur “[Test] Dishonored – Xbox 360

  1. J’assume complètement d’être un noob, je partage simplement mon ressenti :) mais je reconnais être un peu passé à côté du jeu. Cest pour ça que j’attends le 2 avec impatience ! (Histoire de persévérer :).

  2. Mon copain aime bien ce jeu. Sincèrement, je ne comprends pas comment on peut, mais bon, je suppose que les goûts et les couleurs ne se discutent pas comme on dit.

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