[Test] Nier – PS3

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Ayant suivi un peu l’actu sur Nier Automata (qui a l’air incroyable), je me suis dit qu’il était temps que je fasse enfin le premier épisode, largement encensé sur les sites et blogs spécialisés en RPG japonais (je me suis dis que ça devait être ma came du coup). Fort heureusement, Square Enix sentant le filon a décidé de rééditer Nier pour surfer sur la hype causé par Automata. Grand bien leur a pris, le premier opus étant super difficile à trouver même d’occasion et en ligne ! Je suis donc passé à la caisse sur leur boutique officielle et leur ai reversé 20 euros pour un jeu de la gen précédente, un peu étrange mais je n’ai aucun regret.

Le jeu tord le cou à pas mal de clichés malgré les apparences...
Le jeu tord le cou à pas mal de clichés malgré les apparences…

Nier aura fait couler beaucoup d’encre, je m’attendais à une baffe instantanée vu toutes les critiques élogieuses mais il faut dire que ce jeu se mérite. Déjà l’intro est super cryptique et (no spoiler) on est quasi immédiatement balancé sans sommation dans un village style médiéval ultra cliché, dans une histoire très obscure et a priori superficielle (sauver sa fille d’une maladie cheloue). J’ai quand même trouvé déjà qu’explorer la relation père-fille était une belle prise de risque dans un genre sclérosé par les amourettes insupportables (d’ailleurs au Japon le jeu est sorti dans une deuxième version où l’on sauve sa sœur, et non sa fille…).

La relation père-fille est malheureusement très rarement exploitée dans les jeux vidéo....
La relation père-fille est malheureusement très rarement exploitée dans les jeux vidéo….

On va commencer par le point fort le plus applaudi du jeu, sa bande son. Rarement les musiques d’un jeu m’auront autant remué, je pense que les seuls équivalents sont Xenogears et la série Kingdom Hearts (peut-être Tales of Legendia aussi). Beaucoup de chœurs chantés dans une langue inventée, des airs entêtants et aériens… On est littéralement transportés, et je me suis souvent surpris à laisser tourner le jeu sans y toucher ou à attendre un peu avant de quitter un écran pour en profiter encore un peu. Les doublages sont en Anglais et plutôt corrects, la traduction est surtout de très bonne qualité, avec des jargons et insultes très bien utilisés pour donner de la consistance aux personnages. Etant la « suite » spirituelle de la saga Drakengard (du même studio), on côtoie ici aussi des personnages bien barrés, qui tordent le cou à beaucoup de clichés et ça fait plaisir. Mention spéciale à Kainé qui est vraiment beaucoup trop stylée et qui m’a touché en plein cœur.

Kainé <3
Kainé <3

Comme dit plus haut, ce jeu se mérite. Je voulais dire par là qu’il a un rythme très (trop…) lent, avec d’innombrables allers-retours pour des quêtes Fedex ou pour voir un dialogue de deux lignes. Heureusement l’histoire est suffisamment mystérieuse pour avoir envie de connaitre la suite mais j’avoue que sans le hype, je n’aurai jamais cru que le jeu décolle un jour. On est aussi souvent mindfucké par des plots twist sortis de nulle part, mais personnellement j’adore les trahisons et retournements de situation et j’ai été servi ! L’histoire est vraiment très touchante et une fois les premiers plots twists révélés il est impossible de quitter le jeu sans le finir, malgré les combats un peu mous et faciles et le système d’équipement relativement inutile. Il faut enfin savoir que le jeu se doit d’être « recommencé » immédiatement en New Game + : on reprend la partie à environ la moitié du jeu (avec tout son stuff donc c’est super facile de le re-terminer dans la foulée), mais plein de nouvelles scènes viennent agrémenter notre progression et nous apportent une perspective qui donnent tout leur sel à cette histoire… On change complètement notre regard sur ce monde en déclin et ses personnages qui luttent pour leurs idéaux… Vraiment incroyable, le deuxième run vaut vraiment la peine et se fait assez rapidement de toute façon. A noter qu’il y a une troisième fin mais qui demande de fouiller le jeu dans tous ses recoins et l’appel de Youtube a été le plus fort… Cette fin conclut l’aventure de manière très touchante et m’aura marqué ; il y vraiment un après Nier !

Des rencontres d'anthologie !
Des rencontres d’anthologie !

Un dernier mot sur les combats et le système de customisation, qui sont ultra classiques : du A-RPG pur avec ses armes et ses combos. J’ai trouvé que cette partie était assez anecdotique au final vu la qualité du reste. Les combats sont un peu mollassons et les armes variées mais assez inutiles, j’ai failli faire tout le jeu avec l’arme de base avant qu’on ne me « force » à changer d’armes pour buter certains types d’ennemis… Une mention spéciale pour certaines phases de combat qui rajoutent une dimension « shoot them up » avec plein de boulettes à éviter ! Très surprenant et pas si prise de tête que ce que je pensais à première vue, étant donné qu’on peut taper ces boulettes pour les faire disparaitre (ce qui redonne de la magie). Magie qui envoie plutôt du lourd avec des effets visuels sympas mais qui est bien trop puissante et facile à spammer… On ressent quand même une certaine puissance surtout contre les gros boss, plutôt appréciable surtout en incarnant ce papa dévoué et prêt à tout pour sauver sa fille !

Un aperçu des phases "bullet hell" des combats
Un aperçu des phases « bullet hell » des combats

Plein d’autres choses à dire, mais difficile de spoiler, je pense notamment au passage dans la Forêt… Bref si vous aimez les histoires torturées et traitant de thèmes et de personnages touchants et marquants, pas d’hésitation à avoir. Le jeu se termine vraiment rapidement mais il faut bien s’accrocher car le début et la réalisation n’envoient pas du rêve… Une perle qui mérite sa hype !

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