[Test] Tokyo Mirage Sessions #FE – Wii U

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On peut dire que ce jeu aura défrayé la chronique. Annoncé comme un crossover entre les deux sagas de RPG Fire Emblem (représenté par le #FE) de Nintendo et Shin Megami Tensei d’Atlus (et oui, Tokyo Mirage Sessions = TMS = SMT à l’envers… je sais, mind blown), on s’est retrouvé après moult teasing avec un RPG très similaire aux Persona (spin-off aujourd’hui incontournable des SMT) dans un univers acidulé à base d’adolescents utilisant le pouvoir de la musique pour battre des monstres. Accompagné de la grosse polémique qui a accompagné sa sortie à cause de la censure absurde de Nintendo of America, et son absence de traduction française ou de doublage autre que japonais, on peut dire qu’il aura joué de malchance niveau com. Néanmoins, étant parfaitement dans la cible (j’adore les idols notamment les séries Love Live! et Idolmaster), et ayant beaucoup apprécié Persona 3 (voir mon test :), j’attendais ce jeu avec impatience pour enfin dépoussiérer ma petite Wii U déjà à la retraite. Et après plus de 70 H de jeu, je peux enfin vous apporter un avis éclairé !

Ayant fait le jeu en revenant le Japon, gros plaisir à redécouvrir certains endroits typiques de la capitale, ici un conbini !
Ayant fait le jeu en revenant le Japon, gros plaisir à redécouvrir certains endroits typiques de la capitale, ici un konbini !

Alors déjà, oui il faut absolument jeter tout sens commun ou logique par la fenêtre en lançant le jeu. L’histoire est complètement WTF et reprend en quasiment copié collé le principe des Persona, c’est-à-dire des adolescents qui se battent contre des monstres représentants des traits de personnalité la nuit, la différence est que le jour ils cherchent à devenir de grands artistes (chant, danse, comédie), ; c’est d’ailleurs de là que vient leur mystérieux pouvoir… Mouais. Perso, j’ai débranché mon cerveau lors des séquences pseudo philosophiques et j’ai surtout apprécié les parties tranches de vie, où l’on découvre le quotidien de cette galerie de personnages finalement haute en couleur, d’autant plus qu’à l’instar des Tales of (qui jouent sur ce même tableau), les persos de l’équipe évoluent et rencontrent des problématiques intéressantes qui nous les fait apprécier de plus en plus. On dirige donc Itsuki, un jeune gars sans aucun charismatique mais qui semble toujours vouloir aider ses amis, alors qu’il se paume dans une « idolasphere » (les donjons) pour retrouver son amie Tsubasa. Ils se découvrent alors le pouvoir d’invoquer des « Mirages » (les Persona de ce jeu, et d’anciens persos de Fire Emblem !) qui leur permettent de lancer des sorts et autres « sessions » (des sortes de combos qui s’activent dès qu’on tape la faiblesse d’un ennemi). S’ensuit une longue aventure qui nous fait traverser les lieux clé de Tokyo, avec moult allers-retours, concerts live en animé et discussions sur le pouvoir de l’amitié. Mais en faisant participer les persos en combat, on débloque en parallèle de l’histoire des « side stories » qui nous permettent d’en apprendre plus sur eux dans des petites quêtes annexes plutôt amusantes et parfois aux combats plus difficiles que la trame principale. C’est clairement cet à-côté que j’ai le plus apprécié, chaque personnage ayant enfin sa chance de briller dans des scènes consacrées entièrement à eux.

Les combats se déroulent dans une sorte d'arène avec un public, les persons sont en costume de scène et partent parfois même en chanson... Génial !
Les combats se déroulent dans une sorte d’arène avec un public, les persos sont en costume de scène et partent parfois même en chanson… Génial !

Les combats et tout le système de customisation des personnages est clairement LE gros atout du jeu. C’est clairement un des RPG les plus addictifs que j’ai pu tester ces dernières années, on a vraiment un système qui marche super bien, au syndrome « encore un combat » qui ne trompe pas. Tout le concept des combats est donc de taper les faiblesses de chaque ennemi, et même en Normal, les adversaires sont de plus en plus compliqués à tuer grâce notamment à des équipes qui se complètent, ou des monstres qui se lancent des sorts pour vous empêcher de les taper par exemple. Ma grande joie a été de voir que les sorts de « mort instantanée », grand classique des SMT et Persona, n’ont pas fait le voyage dans ce jeu, ce qui facilite quand même beaucoup la tâche (ouf). Notre équipe est constituée de personnages assez « spécialisés », avec leurs forces et faiblesses immuables. Tout l’intérêt est de les équiper des meilleures attaques et compétences, qui s’obtiennent en craftant des armes et en apprenant les skills associés. On se retrouve donc à vouloir construire toutes les armes PLUSIEURS FOIS pour bénéficier des meilleures combinaisons, ce qui permet de vraiment construire des rôles complémentaires et d’élaborer des petites stratégies bien sympas. On peut même s’amuser, à la FF X, à déconstruire ces rôles pré-établis pour construire son équipe de rêve. Il faut tout de même faire attention à garder un œil sur tous les combats, même contre des ennemis de base qui peuvent se faire toute la team sur une erreur d’inattention. Mon seul reproche sur les combats serait que les animations d’attaques (notamment les fameuses sessions), même si elles en jettent durent un peu trop longtemps et rallongent les combats parfois inutilement… Mais bon, je pinaille et au final je les regardais toujours avec plaisir :)

Tsubasa et son Mirage, qui s'apprêtent à utiliser le pouvoir de la chanson pour créer un nouveau skill... :) Au moins le chara design est vraiment sympa et coloré.
Tsubasa et son Mirage, qui s’apprêtent à utiliser le pouvoir de la chanson pour créer un nouveau skill… :) Au moins le chara design est vraiment sympa et coloré.

Alors oui, ce jeu n’est pas pour tout le monde. Son thème (les idols) peut laisser de marbre voire complètement rebuter mais je trouve dommage de s’interdire un jeu d’une telle richesse juste à cause de ça. Il suffit simplement de ne pas prendre l’histoire au sérieux et le jeu prend une toute nouvelle saveur. Certains moment sont même carrément parodiques avec des moqueries sur les otaku et autres fans d’idols… Clairement les créateurs se sont fait plaisir et se sont autorisés pas mal de délires assez surprenants ! Aussi, concernant la censure : honnêtement, à moins de jouer côte à côte avec la version jap, on remarque à peine que des morceaux ont été modifié (à part le chapitre 2 qui effectivement ne veut plus trop rien dire… Mais même dans la version jap l’histoire est complètement ridicule…) Ah oui, on n’a pas les maillots de bain et les scènes dans l’onsen en DLC. je vous dire alors : go Youtube :) Non franchement, pas de quoi boycotter ce jeu, c’est déjà un miracle qu’il soit arrivé en Occident en Anglais alors autant en profiter !

Les ennemis sont plutôt sympas aussi ! Ici, un monstre qui s'est fait censurer les boobs en Occident... Qui s'en fout ?
Les ennemis sont plutôt sympas aussi ! Ici, un monstre qui s’est fait censurer les boobs en Occident… Qui s’en fout ?

Au niveau des reproches, on se tape quand même beaucoup d’allers retours pour livrer A à B, ou pour tuer X monstres dans un ancien donjon, OK. Le pire pour moi aura été les longs temps de chargement entre chaque zone et surtout avant chaque combat et ouverture de menu ! Clairement ce qui tue un peu le plaisir mais on finit par s’y faire… Forcément, une certaine répétitivité s’installe lorsqu’il s’agit de farmer pour obtenir les bons matériaux droppés par les monstres pour créer l’arme voulue… Mais franchement, c’est un RPJ japonais, ça fait partie du jeu, et les combats sont tellement plaisants que ça ne m’a absolument pas dérangé. J’en profite pour noter que j’ai quand même un peu abusé des DLC (fournis avec l’édition collector) pour monter en niveau bien rapidement, j’avoue ça aide pas mal à éviter le leveling… Vous savez quoi faire si vous êtes un flemmard :)

Barri, le cliché de l'otaku gaijin... Bon dieu que j'aime ce jeu !
Barri, le cliché de l’otaku gaijin… Bon dieu que j’aime ce jeu !

Un jeu que j’ai donc adoré et que je recommande chaudement, déjà aux amateurs de RPG fans de challenge, qui aiment passer des heures à élaborer leur team parfaite pour défoncer les boss les plus retors, mais aussi aux fans de culture otaku qui n’ont pas peur du ridicule et qui apprécient le délire adolescents qui sauvent le monde par le pouvoir de la musique et de l’amitié :) En plus, il y a tellement peu de perles sur la Wii U que c’est pour moi un bon choix pour l’accompagner en fin de vie !

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